Emballages alimentaires : il est temps de jeter « l’encre » !  

Alors que les polémiques autour des encres d’emballages alimentaires se multiplient, le contexte règlementaire peine à évoluer…

En 2011, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) soulignait la présence et la dangerosité des huiles minérales (MOAH) associées à certaines encres alimentaires. En effet, sur 20 produits testés par l’agence, 14 contenaient des hydrocarbures aromatiques à des concentrations préoccupantes, conséquence de phénomènes de migration de l’encre de l’emballage vers son contenu.

Bien que leur toxicité n’ait pas été prouvée sur le corps humain, l’agence a appelé les producteurs et les consommateurs à la vigilance en attendant que des règlementations formelles autour de l’utilisation de ces substances soient rédigées. Pourtant, depuis, aucun texte règlementaire visant à limiter l’utilisation d’encres d’impressions, de colles ou d’additifs à base de MOAH dans la fabrication d’emballages alimentaires, n’a été prononcé.

Plusieurs grands distributeurs alimentaires ont néanmoins intégré cette vigilance dans leur politique d’achat, en sensibilisant les fournisseurs et producteurs sur la maîtrise des compositions de leurs emballages.

 

Producteurs d’emballages alimentaires, comment mieux contrôler vos matières dans votre procédé industriel ?

Eléments constitutifs des emballages à denrée alimentaire, les encres destinées à l’imprimerie sont fabriquées à partir de pigments colorés, de solvants, de matières liantes ou encore d’additifs. Ces éléments peuvent être à l’origine de phénomènes de migrations contenant/contenu, impactant la conformité sanitaire du produit final.

Afin de mieux maîtriser ces phénomènes et réduire les risques de toxicité, quelques recommandations ont été évoqué pour optimiser vos procédés de production :

 

  1. Analyser la composition des encres afin de vérifier les teneurs en huile minérale (Hydrocarbures). Sont-elles conformes à la FDS du fournisseur ? Les limites de quantification respectent-elles le cahier des charges de vos clients ?

 

  1. Réaliser des tests de migration dans les conditions réelles de stockage du produit et étudier la composition du contenu au bout d’un temps donné.

 

  1. Vérifier la provenance des emballages papiers et cartons et privilégier les matériaux vierges. En effet, les matériaux recyclés depuis les secteurs de l’imprimerie (journaux, livres, magazines) présentent des risques plus prononcés quant à la présente d’MOAH.

 

  1. Utiliser des revêtements protecteurs et efficaces sur vos emballages pour réduire les risques de migrations.

 

Comment FILAB peut vous accompagner dans la mise en place de ces recommandations…

Disposant d’un parc analytique de 1 600m² pour des prestations multisectorielles, le laboratoire FILAB accompagne producteurs, marques ou distributeurs dans le contrôle et l’analyse de leurs emballages alimentaires.

Avec une double compétence en chimie et matériaux, l’étude de vos phénomènes de migration sollicitera l’expertise de notre département chimie et l’expérience de nos ingénieurs matériaux afin de vous fournir des données analytiques fiables, accompagnées de recommandations autour du choix de vos produits et matériaux.

FILAB propose notamment les prestations suivantes :

Si vous souhaitez en savoir plus sur notre prestations d’analyses et d’accompagnement dédiés aux producteurs d’emballages, contactez notre expert Jérôme Goux via contact@filab.fr.

 

Sources :

https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-migration-des-emballages-dans-les-aliments-de-quoi-se-faire-un-sang-d-encre-n14013/

https://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/quand-l-encre-des-emballages-contamine-les-aliments_2184247.html

https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/Encres-revetements-et-vernis-pour-impression-de-la

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